LA REGENERATION DES TUBES DE RADIODIFFUSION

 

Principes visant la régénération des tubes de radio.

 

Tubes de thorium (RES044, RE054, RE064, RE144, RE154…)

 

Caractéristiques :

Ils ont un miroir de magnésium brillant dans la partie supérieure de l’intérieur de l’ampoule, pas de miroir en métal sur la paroi en verre.

 

Méthode 1 :

Chauffer la lampe sur une flamme de gaz, jusqu’à ce qu’une partie du miroir se déplace.  Chauffer prudemment, afin que le verre ne saute ni se ramollisse.  Ensuite faire chauffer le filament pendant 10 minutes sous sa tension normale de chauffage. Contrôler l’évolution sur l’appareil de contrôle (lampemètre). Répéter éventuellement l’opération.

Désavantage:   vilain aspect de la lampe après la procédure ; précipitation de magnésium aussi sur toutes les parties isolantes du tube.

 

Méthode  2 :

Surchauffer pendant 10 minutes avec un facteur de 1,5- max. 2,5- fois.

Chauffer avec un facteur de surtension de 1,1- et charge d’anode normale (sur le contrôleur) jusqu’à ce que le courant d’anode n’augmente plus.

 

Méthode 3 ;

Chauffer avec un facteur de 1,2- max. 1,6fois avec une charge normale d’anode sur le contrôleur. Ne pas dépasser la charge d’anode maximale admissible, observez Ia

Après 5…. 40 mn (selon les cathodes) où Ug1=0 commencez lentement à  augmenter.  Lorsque l’on atteint la charge maximale d’anode Ug1 en permanence dans la zone négative, veiller à ce que la valeur limite soit  observée.

Arrêter la régénération si la tendance à la hausse de Ia s’arrête.

 

Remettre la lampe sous tension pendant 10 minutes sans charge supplémentaire.  Avec les lampes à grilles multiples, lors de cette procédure, la surveillance de la charge des autres électrodes, surtout les grilles écrans, est recommandée.

Cela n’est pas possible actuellement avec le lampemètre.

La surcharge ne peut pas s’élever à plus de 20% et est réglée éventuellement par l’abaissement de la tension d’électrode correspondante.

 

Liste de tubes avec des filaments de tungstène

 

ACCE K6, K8

Huth LE219, LE228, LE229

Lion AR23

Lorenz Lvo, 1/50ème LV0, 27/90K, LV3 5/220, LV12/800, LV15/600, LZ

Philips DI, DII, DIV, informatique DVI, e, ZI

Siemens Oreille d’acre, HF, MO, r, SS/I/II/III, VS27/110

Telefunken A, c, EVE173, EVN94, EVN129, EVN171, RE1 P, RE11, 16, 20, 23, 24, 26, 28, RE33, 38,58, 70, 71, 73, 77, 81, 85.

TEKADE VT 16, 17, 19, 46, 47, 48, 53 , 54 , 57, 60, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 75, 90, 91, 106.

 

Liste de tubes avec fil de thorium

 

Point bleu Ampladyn 4V, Heliodyn 4V, Superdyn 4V

Hova Garantie, club,

Lorenz LV6, LV9

Telefunken RE054, 064, 073d, 074d, RES044

RE78, 79, 82, 83, 89, 97.

RE144, 154, 205, 209, 212, 504,

RV218

Valvo Haut-parleur 201A, 201B, c ; 0-Reflex (vieux) Oeconum (vieux)

Philips BII, BVI

 

Avec tous les autres types de tubes qui ne sont pas spécifiées ici sous la dénomination tungstène ou thorium, on doit tenir compte de l’oxydation des filaments, même si le filament est relativement lumineux  lors d’une tension de chauffage normale.

 

Prescription essayée pour la régénération des tubes de thorium

 

TYPE              RE144,  154             RE83,89                    RE78,79

                        REO54, 074d

 

Temps

5 sec              10,5V                         6V                              7,5 V

2 min              7,5V                           5V                              5V

5 min              6V                              3,5V                           3,5V

010 min          4V                              2,5V                           2,5V

 

Partie 1

 

La régénération des tubes au thorium par ING F. Nusser

 

Les tubes de thorium sont très sensibles aux surtensions. Si l’on chauffe trop fort, la couche de thorium s’évapore, et l’effet amplificateur du tube s’arrête, bien que le filament chauffe encore. Le filament  lui-même peut être chauffé à blanc sans qu’il fonde, mais avec une température de 1600 degrés la plus grande partie des atomes de thorium émettant les électrons s’évapore toutefois.  Puisque le filament des tubes de thorium se compose de tungstène qui avec

l’oxyde de thorium provoque l’émission d’électrons, l’émission d’électrons des tubes épuisés peut de nouveau démarrer, les tubes sont à nouveau régénérés. Si cela réussit, une quantité suffisante de thorium sera amenée de l’intérieur du fil et ira vers la surface du filament.

 

Pour la régénération même, aucune méthode générale ne peut être indiquée, la procédure doit être modifiée selon le type de tube. Des tubes du même type se comportent souvent d’une manière différente en régénération.

 

Ci-après des résultats d’essais.

Le processus de régénération se décompose en trois sections :

 

1.      Chauffer le filament du tube à blanc, cela déplace l’oxyde de thorium de  l’intérieur vers la surface du filament.

 

2.      Réduction de l’oxyde de thorium du filament au thorium sous l’influence du magnésium qui se trouve le long de la paroi du verre.

 

3.      Mesurer le courant d’anodes et surveiller la progression de la régénération.

 

A 1.     La couleur blanche du fil chauffant est atteinte par une tension de chauffage, de 3 à 4 fois la tension normale. Un filament en bon état supporte bien cette surchauffe, les filaments qui présentent des signes de faiblesse se rompent.

 

A 2.     La réduction de l’oxyde va peut être doubler la tension de chauffage d’elle-même. Avec certains tubes il est possible, sauf ceux spécifiés sous 1, d’obtenir une régénération du tube en suralimentant les filaments.

 

Ainsi il est donc bon d’essayer d’abord la régénération avec la méthode 2.Si avec cette méthode aucun succès est obtenu, utiliser la méthode 1.

Le danger de griller le filament avec la méthode 1 est évidemment plus grand.

 

Bien entendu, ni avec 1 ni avec 2, une tension d’anode ne peut être appliquée, sinon le thorium de la surface du filament s’évaporera  immédiatement.

 

La durée des différentes opérations dépend de l’état du tube.  Les temps ne sont pas les mêmes avec le même type de tube ; il faut faire des essais jusqu’à obtenir les meilleurs résultats.

 

Comme indice approximatif on peut se baser sur :

Pour 1 : 10 à 30 secondes

Pour 2 : 10 à 30 minutes

Puisque l’émission diminue à nouveau, si la période de réduction dure trop longtemps, (une partie du thorium s’évapore donc à nouveau) il est nécessaire de surveiller l’émission pendant la période de réduction.  On doit donc interrompre respectivement la réduction après 3 à 5 minutes, appliquer la tension d’anode et mesurer le courant d’anode lors d’un chauffage normal.

Si l’on a chauffé trop longtemps, on doit recommencer depuis le début.

 

Partie 2

 

 

Tubes avec cathodes en Baryum

 

Exemples : RE034, 084, 134, RES164, RGN354, KC1, KL1

 

Caractéristiques :

Lors de la fabrication des tubes avec cathode à vapeur de baryum, on place dans le tube un filament en tungstène.

Dans une cavité, située sur l’anode du tube, se trouve du baryum pur, qui par l’échauffement va s’évaporer.

Il se dépose (aussi) sur le filament et formera par l’augmentation de la tension de chauffage, partiellement de l’oxyde de baryum (env. 5 micro d’épaisseur) si le filament chauffe.   Les tubes de baryum sont par conséquent reconnaissables la plupart du temps à la couleur foncée du miroir de baryum se trouvant dans le globe de la lampe et à la petite case sur la tôle de l’anode.   Le miroir de baryum est, selon le type de verre, foncé ou clair (translucide) p.ex. Valvo-Roehren est plus lumineux qu’avec des Telefunken – tubes du type équivalent.

 

Ces tubes ne peuvent pas être chauffés plus que nécessaire lors de la régénération puisque le danger existe que sous la couche de baryum, l’oxyde de tungstène s’y trouvant, se désagrège.

 

Si l’on chauffe un tel tube avec la tension normale, et que l’on peut observer par des lacunes dans le miroir de baryum du tube ou à l’aide d’un miroir, la régénération de celle-ci sera infructueuse si l’on voit le filament rougir. Celui-ci manque donc d’une couche d’oxyde de tungstène et d’oxyde de baryum actif !   Ce tube ne peut donc être activé à nouveau.

 

Méthode I :

 

Sur l’oxyde de tungstène du filament usagé, il faut déposer de l’oxyde de baryum.   La régénération par échauffement par induction étant impossible à faire à la maison, on procède par échauffement par surtension. 

D’abord chauffage normal pendant 3 minutes, suivi d’une augmentation continue de la tension de chauffage jusqu’à 1,8 fois. Durée : 10 minutes.

Ensuite 5 minutes avec la tension de chauffage normale, sans autre charge.

Terminer avec un coefficient de 1,1 fois de surtension et charge d’anode sur le lampemètre, jusqu’à ce que I a n’augmente plus.

 

Méthode 2 :

 

Comme décrit sous 1, mais plus soigneusement :

Chauffer 5 minutes normalement, suivi d’une augmentation de la tension de chauffage de 1,5 fois au max.  Durée 20….30 minutes.

Chauffer 10 minutes avec une tension de chauffage normale.

Chauffage avec un rapport de 1,2 fois avec une charge d’anode, jusqu’à ce que I a n’augmente plus (lampemètre).

Méthode 3 :

 

Tentative de poser du nouveau baryum sur le filament.

Chauffer sur une flamme de gaz, jusqu’à ce qu’une partie du miroir se déplace.

Chauffer de préférence les cotés de ceux-ci, ils se  trouvent sur le coté des tubes à réchauffer, si bien que le miroir de baryum se détache et s’évapore à l’intérieur du tube et se dépose sur le filament.

 

La paroi en verre ne devient pas transparente comme pour les lampes au thorium. Certaines restent noires, car le baryum a une relation chimique avec le verre qui disparaît toutefois avec le réchauffement du verre.

Mettre 1,1 à 1,2 fois la tension de chauffage et la charge d’anode sur le lampemètre, augmenter et observez Ia.   Arrêter dès qu’il a tendance à monter.

Remettre sous tension pendant 5 minutes avec une tension de chauffage normale et sans autres charges.

 

Méthode 4 : (pour ceux qui aiment le risque…)

 

La tension de chauffage est augmentée pour atteindre 1,2 fois la valeur normale. On applique alors une forte tension négative à la grille, ce qui provoque des tensions extrêmes à l’anode et à la grille écran.

Sous l’observation de la tension d’anode (et l’intérieur du tube) la tension de grille est réglée (parfois aussi positif, jusqu’à + 30VI) jusqu’à une tension  d’anode anormale et que l’anode devient rouge vif.

Une faible lumière verte apparaît à l’intérieur du verre (de la vapeur de baryum animée) Attention : surcharge des appareils de mesure possible !

Après 1 à 2 minutes, régler négativement les tension de grille et réduction de Ua et Ug2 aux tensions normales.

 

Retraiter pendant 2 minutes avec un facteur de tension de 1,1 fois de chauffage (formation d’oxyde de baryum) et tester le tube à nouveau.

Une amélioration considérable de l’efficacité est atteinte généralement. Dans les cas désespérés, on peut réessayer la méthode 3.

 

La procédure après la prescription 4 suppose un certain type de Getter et par conséquent, ne réussit pas avec tous les tubes. (P.ex. avec des Valvo-Roehren généralement pas de succès, avec des tubes Telefunken bon succès.)

 

Partie 3 : Lampes avec cathodes enrobés de pâte de baryum

 

A : tubes chauffés directement

 

Exemples : RGN1064, AZ11, KF7 (en général tous les types modernes directement chauffés)

 

Caractéristiques :

Miroir de baryum ou de magnésium proportionnellement petit, généralement seulement au coté à proximité de la base.  Généralement avec un radiateur foncé et un long filament.   Souvent, les endroits où le filament est suspendu, sont plus lumineux que le reste du filament, puisque la pâte de baryum manque à cet endroit.

 

Méthode 1 :

Chauffer pendant 5 minutes avec une tension de chauffage normale.

Ensuite 20 à 30 minutes  maximum avec un facteur de  1,5 fois la tension de chauffage.  Attention : les tubes avec des supports de nickel sont particulièrement sensibles (p.ex.AZ11)  à une surcharge !  Les tubes de 4V ne peuvent supporter 6V que quelques secondes.

 

10 minutes de tension normale sans aucune autre charge.

Observer la montée de la Ia avec un facteur de 1,1 fois de la tension de chauffage et charge normale  de  l’anode sur le lampemètre.

Couper la tension avec la fin de la tendance à la hausse.

 

Méthode 2 :

Mettre sous tension avec un facteur de 1,2 fois Ug1 = 0 une à deux heures, laissé sous un courant d’anode normal (contrôler sur le lampemètre) ou mieux avec 1,1 fois la tension de chauffage   courte  et un courant d’anode plus élevée (ainsi qu’avec une plus haute tension d’anode).

Avec les tubes de redresseur (AZ 11) on régénère successivement les deux systèmes sous la création de 20V en tension continue d’anode seulement, auquel cas Ri = 1.kOhm après la régénération un Ia de 20 mA doit être ajusté.

Ensuite, pendant un court laps de temps, remettre la tension de chauffage. (Voir remarque sous méthode 1) 5 minutes avec une tension de chauffage normale sans une autre charge.

Observer sur le lampemètre l’augmentation de Ia avec un facteur 1,1 fois tension de chauffage sous charge d’anode normale.

Arrêter avec la fin de la tendance à la hausse.

 

B. Tubes chauffés indirectement

 

Exemples : AL4, EL12, UBF11, EF80…..

 

Caractéristiques :

La couche active correspond à celui des chauffages directes des anodes enduits de pâte de baryum. Ces cathodes disposent d’un rendement élevé et se régénèrent normalement pendant l’opération d’elle-même.

 

Méthode 1

 

Chauffage avec un facteur 1,2 fois la tension de chauffage sous une charge d’anode sur le lampemètre.  Observation de la hausse de

Ia (après plusieurs heures !)

Arrêter dès la fin de la tendance à la hausse.

Il est à noter que le chauffage indirect possède une inertie thermique pendant un certain temps, jusqu’à ce que le mécanisme intérieur de la cathode de la lampe à régénérer a été adapté.

En conséquence, il est bon d’appliquer une charge de plus petite valeur sur une période prolongée.

 

Méthode 2

Laisser chauffer normalement 3 minutes continuellement sur max. 1,8 fois. Répéter la tension  de chauffage  pendant 10 minutes.

Chauffer avec 1,1 -1,2 fois sous charge d’anode normale, jusqu’à ce que le courant d’anode n’augmente plus.

Observer les effets de ralentissement (voir remarque sous méthode 1)

 

Régénération des tubes dont la sorte de cathode est inconnue et tubes étrangers.

 

Il faut faire une distinction entre les lampes qui ont fonctionné longtemps et celles qui ont peu servies.

Les lampes de courte durée sont celles qui n’ont pas fonctionné longtemps pour cause de sous alimentation.  Les lampes dites « longue durée » sont celles qui ont fonctionné sous un régime normal  et sont tout simplement usées.

 

Méthode pour les « longues durées ».

 

Chauffer normalement pendant 3 minutes, ensuite 20 minutes avec une tension de chauffage augmentée de (1,2-à 1,5fois)  Répéter éventuellement à différentes reprises.

 

Ensuite chauffer normalement pendant 10 minutes,

 

Ensuite avec un facteur de tension de chauffage 1,1 fois et charge d’anode I a

Suivre la hausse sur le lampemètre, jusqu’à ce que la tendance à la hausse s’arrête.

 

Méthode pour les « courtes durées »

 

Chauffer 5 minutes normalement, puis 5 minutes avec un facteur de 1,8 fois

10 minutes avec 1,5fois et 15 minutes avec 1,3fois la tension de chauffage,

15 minutes tension de chauffage normale.

contrôle du succès sur le lampemètre.

 

 

 

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