Station d'émission de Wavre- Overijse

Aperçu historique concernant le Centre d'émission de l'Institut d'émission de l'institut national belge de radiodiffusion à Wavre-Overijse (après la seconde guerre mondiale 1940-1945). Cette station a été construite par la société Brown-Broveri. Vous trouverez ci-dessous les caractéristiques techniques de cette station .

Texte rédigé par M.Dick. ing de la Brown-Boveri

Mise en page plus photos : Roger Florus.                                                                  

                                                   

                                                                                     Bâtiment principal.

L'Institut national belge de radiodiffusion (I.N.R.) a été créé en juin 1930. Le Ministère s'occupant des PTT accorda dès 1928 aux Sociétés Radio Belgique (émissions en langue française) et N.V. Radio (émissions en langue flamande) l'autorisation de construire à Veltem, à environ 25 km de distance de Bruxelles, une station de radiodiffusion comprenant deux émetteurs de 20 kW qui devaient utiliser les ondes de 508 et 338 m attribuées à la Belgique. Cette autorisation était subordonnée à la faculté, pour l'I.N.R. dont la création venait d'être proposée au Parlement, de reprendre cette station, ce qui eut lieu en décembre 1932.

En septembre 1930, le montage des émetteurs de Veltem commençait et, après une première période de réglage, les émissions purent débuter en février 1931. Les studios existant à Bruxelles étaient éparpillés dans des locaux divers ne répondant pas en général aux exigences très particulières de la radiodiffusion. Aussi l'I.N.R. se préoccupa-t-il rapidement de la construction d'un immeuble conçu pour ses besoins spéciaux et permettant de réunir, outre des studios modernes et les services de modulation, également les services techniques et administratifs. La «Maison» de l'I.N.R. fut achevée vers 1937. Ses 19 studios et ses installations font l'admiration des spécialistes tant au point de vue de leur conception que de leurs qualités techniques. Le bâtiment et ses équipements, une des plus belles réalisations du genre, peuvent encore aujourd'hui être considérés comme des plus modernes.

Constatant que tous les postes étrangers augmentaient considérablement leur puissance pour assurer chez eux un meilleur service de radiodiffusion, l'I.N.R. se vit dans l'obligation de recourir à la même mesure en Belgique. D'ailleurs, déjà en 1932 il fut procédé à un contrôle systématique du rayonnement des deux émetteurs de Veltem à travers le territoire belge. Les résultats des mesures permirent de se rendre compte que la puissance des installations existantes n'était pas suffisante pour assurer dans tout le territoire, sur chacune des deux ondes, un service de bonne qualité. Soucieux d'autre part de resserrer les liens entre la Belgique et la Colonie, l'I.N.R. organisa en mai 1934 un service quotidien de radiodiffusion, le soir, vers le Congo belge, au moyen d'un émetteur à ondes courtes de 5 kW installé à Ruiselede, centre radioélectrique de trafic commercial de la Régie des télégraphes et des téléphones. Pour répondre complètement au désir des coloniaux, if s'avéra rapidement utile que l'I.N.R. dispose d'une station à ondes courtes indépendante et de puissance suffisante, de manière à pouvoir assurer la transmission de programmes plus étendus et à des heures convenant aux diverses régions du Congo belge.

Le malaise politique international qui se précisait en 1938, prélude à la deuxième guerre mondiale, devait différer la mise en exécution des projets élaborés pour le renforcement de la puissance des émetteurs. Durant l'occupation, les émissions nationales de la Radiodiffusion belge continuèrent à être assurées grâce au concours de la British Broadcasting Corporation. Par ailleurs, la Belgique inaugura en mai 1943, à Léopoldville, capitale du Congo belge, son propre centre d'émission à ondes courtes. Les hostilités entraînèrent de nombreuses furent destructions aux installations de Veltem, qui furent retrouvées en septembre 1944 dans un état désastreux. Des deux émetteurs, il ne subsistait plus que des débris parmi lesquels seules quelques pièces appartenant à un étage final de puissance purent être récupérées. Cet étage fut reconstitué et utilisé avec un émetteur de 2 kW mis à disposition par le Haut commandement allié pour reprendre, au début de novembre 1944, les émissions avec la même puissance qu'avant guerre. Un second émetteur fut acquis et mis en service en septembre 1945.

L'I.N.R. parvint donc, un an après la libération, à remettre en service ses installations d'émission au niveau de puissance d'avant la guerre.

L'étude d'une installation nouvelle de grande puissance fut reprise aussitôt. L'importance de la radiodiffusion en ondes courtes s'était affirmée de plus en plus à la lumière des événements passés. Il fut donc décidé que le nouveau Centre à construire engloberait aussi bien les programmes nationaux en ondes moyennes que les programmes internationaux en ondes courtes, particulièrement pour la Colonie. Un terrain d'environ 100 ha fut acquis à cet effet par l'I.N.R. à la jonction des localités de Wavre et Overijse, en bordure de la route Bruxelles-Namur, soit à environ 25 km de la capitale. Une telle concentration d'émetteurs à ondes moyennes et à ondes courtes souleva toute une série de problèmes dont la solution exigea des études approfondies. Les ingénieurs de la Direction d'Etudes et Entretien radio de l'l.N.R. se mirent à la tâche et un cahier des charges spécial, que nous considérons comme un chef-d'úuvre du genre, fut prêt en août 1948.

Plus de 60 pages fixent l'étendue de la fourniture, ainsi que les exigences d'ordre technique, administratif et commercial. Il est intéressant de rappeler par exemple les extraits suivants de l'article 17:

- L'entreprise comporte la fourniture à pied d'úuvre, l'installation, les réglages et les essais, la mise en service et le fonctionnement pendant une période d'épreuve et de garantie au Centre d'émission de Wavre-Overijse de:

2 émetteurs en ondes moyennes à grande puissance;

2 émetteurs en ondes courtes à grande puissance;

L'entreprise commence:

a) aux disjoncteurs principaux des émetteurs;

b) aux entrées des amplificateurs basse fréquence de modulation;

Elle couvre également:

- les feeders avec leurs éléments de commutation et de couplage aux antennes;

- les systèmes d'antennes à ondes courtes, comprenant les pylônes avec leurs fondations, ancrage et balisage,

- la pose et l'établissement des prises de terre ondes moyennes avec la remise en état des terrains;

- l'installation complète de refroidissement;

- 4 antennes artificielles prévues pour 1,5 fois la puissance nominale des émetteurs, y compris leurs éléments de couplage.

Dans de nombreux paragraphes du cahier des charges sont ensuite fixées les exigences techniques particulièrement sévères qui rendirent relativement ardue l'élaboration d'un projet susceptible d'être retenu par l'l.N.R.

Après une préparation de près de cinq mois, notre proposition fut remise le 26 janvier 1949. Neuf sociétés de réputation mondiale participèrent à la soumission. A peine trois mois plus tard, soit le 25 avril 1949, notre succursale belge signait avec l'I.N.R. le contrat assurant la commande à notre Société. Ce magnifique succès dans une compétition à caractère international semble devoir être attribué pour une bonne part aux particularités suivantes de notre projet:

- commutateur d'antennes à ondes courtes pour montage intérieur, à commande à distance;

- système de commutation universel des redresseurs à haute tension;

- uniformité des types de tubes utilisés dans les émetteurs;

- circuit hydraulique de refroidissement commun à tous les émetteurs;

- régulation automatique de la température et récupération de la chaleur;

- homogénéité dans l'ensemble de la construction depuis l'alimentation en 50 Hz jusqu'à la sortie des émetteurs.

L'architecte de l'I.N.R., auteur des plans de la nouvelle construction de Wavre-Overijse, se trouvait en présence d'un problème difficile dans ce sens qu'il a dû à tous moments se plier aux exigences particulières d'un bâtiment spécial pour la radio. Les échanges de vue nécessaires à cet effet avec les spécialistes de l'I.N.R. et de notre Société, conduisirent à une collaboration fructueuse d'où résulta une création architecturale harmonieuse et rationnelle. De même, pour la solution de multiples problèmes posés à la fois par la réalisation des appareils, l'étude des circuits, le montage, les essais mécaniques, électriques et radioélectriques, nous nous plaisons à souligner l'esprit constructif et souple que nos ingénieurs ont rencontré et pu apprécier auprès des directions compétentes du Département technique de l'I.N.R.

Les premiers travaux de fondation débutèrent en octobre 1950. Le Ministre belge des communications procéda à la cérémonie symbolique de la pose de la première pierre le 6 mars 1951. L'ensemble des bâtiments se divise en trois corps, soit le bâtiment des émetteurs, le bâtiment de la sous-station et une aile groupant divers services annexes et reliant les deux bâtiments précédents. Une particularité de cette construction spécialisée est sa faradisation. Toutes les toitures sont en tôles de cuivre reliées au moyen de larges bandes en cuivre également, au réseau de terre constitué lui-même par une bande de cuivre de forte section enfouie tout autour du bâtiment d'émission. Dans les planchers de la salle d'émission et de la galerie du commutateur d'antennes à ondes courtes est placé, sous le revêtement, un treillis de bandes de cuivre de 50 mm de large, les mailles ayant 500 mm de côté. Les laboratoires situés dans l'aile des services annexes sont exécutés complètement en cage de Faraday doit permettre les mesures radioélectriques les plus délicates sans influence de champs perturbateurs extérieurs.

Notre première équipe de montage arriva à Wavre-Overijse à la fin de mai 1951. Son premier travail consista à contrôler et à monter dans la salle des auxiliaires le matériel fourni par une quinzaine de sous-traitants belges à qui nous avions confié la fabrication de certaines parties de l'installation. L'I.N.R. nous avait, en effet, demandé expressément de choisir autant que possible en Belgique les fournisseurs du matériel que nous ne fabriquons pas nous-mêmes. Nos travaux de montage se poursuivirent ensuite parallèlement avec l'avancement du bâtiment ce qui exigea un planning minutieusement étudié et une grande souplesse d'adaptation. Le montage des émetteurs proprement dit put commencer en octobre 1951.

Grâce à une organisation intelligente de la part du personnel de maîtrise et à l'excellente formation de notre personnel de montage, aucun accident ne fut à déplorer pendant toute la durée des travaux et de la mise en service. Le montage des émetteurs dura environ 8 mois et leur réception provisoire eut lieu à la fin de juin 1952. Les essais de réception par l'I.N.R. prirent plusieurs semaines et comportèrent notamment, pour chacun des quatre émetteurs, un service ininterrompu de 48 heures à pleine puissance. Toutes les valeurs relevées au cours des essais de réception se révélèrent meilleures que les valeurs garanties. Ceci est d'autant plus méritant que ce début d'été 1952 fut particulièrement chaud. Ainsi, le centre émetteur de Wavre-Overijse put assumer tôt après, sous le contrôle de la Direction de l'exploitation de l'I.N.R., les émissions régulières aussi bien en ondes moyennes pour les programmes nationaux qu'en du Sud, à l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, l'Extrême- Orient et l'Europe. L'inauguration officielle par S. M. le Roi Baudouin s'est faite le 17 octobre 1952 , à l'Afrique du Sud, à l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, l'Extrême-Orient et l'Europe. L'inauguration officielle par S. M. le Roi Baudouin s'est faite le 17 octobre 1952.

Le centre émetteur de l'Institut national belge de radiodiffusion (INR) à                                                

                                             Wavre Overijse

Un volumineux cahier des charges fixait la disposition de principe et les caractéristiques du centre émetteur de l'I.N.R. Nous décrirons, dans les lignes qui suivent, la solution qui en est résultée. Cette installation constitue, sans aucun doute, le centre émetteur le plus moderne à ce jour. Le groupement harmonieux des diverses parties de l'installation et l'unité ainsi réalisée sont particulièrement remarquables. Il ne doit pas exister d'autre exemple d'installation où des émetteurs de puissances et de gammes d'ondes si différentes, présentent pratiquement tous le même aspect.

Cette uniformité n'a été obtenue que parce que toute l'installation a été confiée à une seule entreprise. Les études approfondies qui ont permis à l'I.N.R. d'établir son cahier des charges, contribuèrent, non seulement à créer les bases de cette unité, mais encore à poser des conditions parfois très sévères. Le service et l'entretien des émetteurs ont pu être rationalisés de manière à rendre l'exploitation économique; les frais d'entretien, qui jouent un rôle important, ont pu être réduits de même que le stock des pièces détachées à garder en réserve.

A côté des dispositifs correspondant à l'état de développement actuel de la technique, l'installation comporte certaines particularités nouvelles ou présentant un intérêt spécial. C'est pourquoi nous commencerons par une description générale de l'ensemble pour ensuite voir les particularités de plus près.

       

1. Installation d'ensemble

1. Situation des bâtiments et antennes

        - Le plan du terrain disponible, d'environ 1 km², est représenté par la figure 1. Les diverses, antennes devaient être réparties sur ce terrain de manière à pouvoir rayonner librement et sans que les différents programmes émis puissent s'influencer réciproquement. Les deux pylônes des antennes à ondes moyennes, de 245 m et 165 m de hauteur, sont disposées aux deux bouts du terrain, mais placées de façon à ne pas sortir de ses limites en cas de chute. Les hauteurs des pylônes ont été choisies telles que la longueur électrique soit un peu plus grande que la demi-longueur d'onde prévue, ce qui, comme on le sait, permet d'obtenir une concentration avantageuse de la puissance rayonnée dans le plan horizontal et donne le maximum d'étendue à la zone desservie sans fading. L'antenne de réserve, d'une hauteur de 90 m, est située à la lisière du terrain, le plus loin possible des deux antennes normales. Sans être aussi avantageuse que celle de ces dernières, en raison de la hauteur réduite, la caractéristique de rayonnement de cette antenne est pourtant satisfaisante, compte tenu des frais d'établissement. -          

        -Pour les ondes courtes, six antennes en losange sont réparties sur le terrain, de façon à présenter tout un champ d'action libre d'obstacles. Cinq de ces antennes, qui doivent rayonner un faisceau très étroit, sont doubles.

En plus du gain dû à la plus grande directivité, elles présentent un gain additionnel dû à la réduction des pertes d'énergie dans la ligne d'amortissement terminale. Une antenne en losange simple, à directivité nettement moins marquée, sert à la transmission des programmes vers des régions d'Europe. L'émission peut être dirigée dans un sens ou dans l'autre.

Toutes ces antennes sont adaptées à une gamme de longueurs d'onde d'environ 1:2, sans grande variation de leur diagramme de rayonnement. Elles sont prévues en partie pour la gamme de 13 à 25 m et en partie pour celle de 25 à 50 m; l'antenne pour l'Amérique du Nord a été réalisée pour la gamme 19 à 42 m.

        - Deux antennes en rideau ont été établies pour les émissions vers le Congo belge. Ce type d'antenne ne peut être employé que pour une fréquence fixe déterminée d'antenne ne peut être employé que pour une fréquence fixe déterminée. Il permet par contre de rayonner toute l'énergie de l'émetteur, tandis que l'antenne en losange absorbe toujours une partie de l'énergie dans sa résistance terminale. Ces antennes sont constituées comme d'ordinaire par une nappe rayonnante et une nappe servant de réflecteur. L'une des antennes, prévue pour la bande de 31 mètres m est tendue entre deux pylônes de 80 m, tandis que l'autre pour la bande de 16 m, lui fait suite et s'accroche à un pylône de 55 m.

         - Le plan de situation montre encore que le bâtiment des émetteurs se trouve à peu près au milieu du terrain. On a pu réaliser ainsi une répartition aussi avantageuse que possible de tous les feeders d'alimentation des antennes. La photographie de la page 50 de ce numéro donne une bonne vue d'ensemble des installations. Elle a été prise du pylône A et montre le pylône B de 165 m, les pylônes de 80 et 55 m des antennes en rideau, ainsi que diverses antennes en losange. La figure 3 montre le pylône A de 245 m avec ses trois couronnes de haubans.

        - Chacun des feeders à ondes moyennes est raccordé à son antenne par l'intermédiaire d'un circuit d'adaptation. Ce circuit est monté à l'intérieur d'une maisonnette située au pied du pylône et dont la figure 5 montre la disposition intérieure.

        

- L'ensemble des bâtiments comprend trois corps principaux: le bâtiment d'émission. la sous-station contenant aussi les moteurs Diesel, et le bâtiment des services administratifs et d'entretien.

Le bâtiment d'émission

 

(visible sur les fig. 2 et 4) est à deux étages et contient la grande salle des émetteurs de 32 X 47 m et 10 m

de hauteur, dont les grandes baies vitrées assurent un éclairage abondant. Les quatre émetteurs principaux et les quatre émetteurs de réserve sont groupés dans cette salle avec tous les appareils qui exigent certaines manutentions ou une surveillance. Le rez-de-chaussée contient les dispositifs auxiliaires des émetteurs qui ne demandent en général que peu ou pas d'entretien. Les feeders allant aux antennes à ondes courtes sortent du bâtiment par une galerie située à l'extrémité de la salle d'émission et visible sur la figure 4. L'air ayant servi au refroidissement des émetteurs est évacué au moyen d'une cheminée qui se dresse à côté de la face nord du bâtiment.

 

 

 

La sous-station forme un tout avec la salle des moteurs Diesel.

Elle contient;

- les transformateurs, en nombre suffisant pour qu'il y ait une certaine réserve, avec les dispositifs de commutation correspondants.

- L'énergie électrique en courant triphasé, amenée par un câble à 36 kV, est transformée à 6,6 kV et à 380 V. La tension de 6,6 kV a été choisie pour permettre, en cas de coupure sur la ligne à 36 kV, l'alimentation sous puissance réduite par une ligne voisine d'un réseau de distribution à 6,6 kV.

- Deux groupes électrogènes à moteur Diesel sont installés dans une salle spéciale.

Ces groupes permettent de continuer à assurer un service partiel en cas de panne totale du réseau. Leur puissance est suffisante pour alimenter les quatre émetteurs de réserve.                                                                

Le troisième bâtiment a une forme allongée. Dans sa partie qui relie la sous-station au bâtiment d'émission, il contient divers bureaux, laboratoires et locaux d'habitation et dans l'aile extérieure se trouvent les magasins de matériel de réserve, les ateliers, le local de démontage des transformateurs, les garages, etc. Ce bâtiment est visible à droite dans la figure de la page 50, en avant sur la figure 2 et à gauche sur la figure 4.

2. Emetteurs et services auxiliaires.

        - Les quatre émetteurs principaux sont construits sous forme de rangées d'armoires fermées. Les émetteurs identiques se font face (fig. 6). Les divers boutons de commande sont répartis sur la face avant; ceux de ces boutons dont l'emploi est exceptionnel sont recouverts par des portes. Les appareils de mesure sont alignés dans le haut, tandis qu'au-dessous, à hauteur d'úil, se trouvent des fenêtres permettant d'observer les tubes d'émission (fig. 7). Les pupitres de commande de chacun des groupes de deux émetteurs identiques ont été réunis (fig. 6 et 8), de sorte qu'une personne peut assurer seule le service de deux émetteurs.

        - Les dispositifs auxiliaires de chaque émetteur sont alimentés par des lignes partant d'un tableau à courant fort; ce sont les circuits de chauffage des différents étages, les divers redresseurs des petits étages (le redresseur de polarisation de grille est monté dans le tableau même), les moteurs des pompes à eau et des ventilateurs, etc. Ces quatre tableaux sont alignés du côté nord, derrière les émetteurs.

        - Les six redresseurs à haute tension sont alignés de la même manière derrière les émetteurs, du côté sud. A chaque émetteur à ondes moyennes correspondent deux redresseurs, l'un pour l'étage final haute fréquence, l'autre pour l'étage basse fréquence, tandis qu'un seul redresseur alimente chacun des émetteurs à ondes courtes ( fig 6).

                                                                                                           - Les figures 6 et 7 de la salle d'émission permettent de se rendre compte du groupement harmonieux des différentes parties. Bien qu'ils aient des caractéristiques très différentes, on remarque que les émetteurs 1 et 2 ont à peu près le même aspect extérieur et les mêmes dimensions. Leurs dispositifs auxiliaires ne présentent que de faibles différences. En particulier, les pupitres de commande avec leur appareillage relativement compliqué, offrent une correspondance presque totale.

         - Au rez-de-chaussée, sur un plan à mi-hauteur, se trouve, au-dessous de chaque émetteur, un local fermé par des parois de verre (fig. 9). Ce local contient les serpentins en matière céramique qui donnent passage à l'eau de refroidissement des grands tubes d'émission et relient les canalisations d'eau, qui sont au potentiel de la terre, aux anodes dont le potentiel est élevé.

         - Cet appareillage comprend encore les ventilateurs pour les étages à refroidissement par air, en particulier les étages d'attaque, ainsi que les aspirateurs. Ces derniers servent à évacuer l'air chaud sortant des émetteurs, par des canaux situés sur les armoires. Ces canaux se prolongent vers le bas, en traversant les émetteurs. On remarque à peine leur présence dans la salle d'émission.

        - Au-dessous de ce local sont situés les transformateurs de chauffage des cathodes des tubes des étages de puissance, qui toutes sont chauffées par courant alternatif. On y trouve aussi une caisse quadrangulaire pour le circuit d'eau sodée de l'antenne fictive (chaque émetteur comporte une telle antenne).

 

 

 

 

 

 

 

Afin qu'elle présente une impédance indépendante de la fréquence, même pour les émetteurs à ondes courtes, la résistance représentant cette antenne est constituée par l'eau elle-même. L'adjonction de soude permet d'obtenir la conductivité électrique nécessaire. Ce circuit à eau ionisée doit être distinct du circuit à eau déminéralisée de refroidissement. C'est pourquoi il comprend un échangeur de chaleur, un réservoir et une pompe de circulation. La température de l'eau sodée est maintenue à une valeur moyenne constante par des thermostats.

        - Le long des parois du rez-de-chaussée sont réparties des chambres et cellules. Du côté sud se trouvent tous les éléments faisant partie du système à haute tension, et du côté nord tout le dispositif de refroidissement.

                                                               

        - Les barres de distribution à 6,6 kV sont fixées à mi-hauteur de la paroi des cellules sud. Les départs commandés par des disjoncteurs pneumatiques ultrarapides alimentent les transformateurs des redresseurs qui sont logés à côté, dans leurs cellules individuelles. Le courant redressé est filtré dans les cellules voisines et conduit à l'émetteur correspondant à travers le transformateur et l'inductance de modulation (fig. 21). Les cellules ont une porte ouvrant sur une rampe extérieure, ce qui permet d'introduire directement le matériel lourd.

        - On a prévu de plus, entre les redresseurs et les filtres, un système de commutateurs permettant de relier n'importe quel redresseur à n'importe quel émetteur. Il a fallu pour cela un important système de barres communes et un nombre approprié de sectionneurs visibles sur la figure 20.

3. Emetteurs proprement dits

        - Avant de parler de leur disposition dans les armoires, donnons quelques indications au sujet du schéma électrique des divers étages.

        - Comme il ressort de la description des dispositifs auxiliaires, les émetteurs sont réalisés suivant le système de la modulation anodique de l'étage final haute fréquence. Il faut pour cela qu'une chaîne d'amplification amène la fréquence musicale à un niveau de puissance du même ordre de grandeur que la puissance de l'onde porteuse émise. On sait que le transformateur de modulation permet alors de transmettre cette puissance à l'étage haute fréquence final. Le programme musical arrive avec une puissance de quelques milliwatts qui est amplifiée par la chaîne à cinq étages du modulateur à la valeur finale requise. Les premiers étages sont des amplificateurs à résistance et l'avant-dernier étage, dit étage d'attaque, est monté en amplificateur cathodique, de façon à pouvoir délivrer sans distorsion appréciable les pointes de courant de grille des tubes de l'étage final. Pour améliorer la qualité, c'est-à-dire en premier lieu pour réduire le facteur de distorsion à une valeur acceptable, fixée par la garantie, le modulateur comporte, comme il est de règle, un circuit de contre-réaction englobant tous les étages, ainsi que d'autres contre-réactions dans les étages mêmes.

        - Tant pour l'émetteur à ondes moyennes que pour celui à ondes courtes la chaîne haute fréquence comporte une série d'étages attaquée par un oscillateur présentant la stabilité de fréquence nécessaire. Les émetteurs à ondes moyennes, qui normalement ne travaillent que sur une seule fréquence, ont un oscillateur de réserve identique à l'oscillateur de service. Dans les émetteurs à ondes courtes, par contre, la fréquence d'émission doit être changée plusieurs fois par jour pour s'adapter aux conditions de propagation. Ces émetteurs nécessitent donc plusieurs oscillateurs qui diffèrent non seulement par la fréquence, mais encore, suivant le CCIR, par les conditions de stabilité, selon qu'il s'agit d'une onde exclusive ou d'une onde commune. Chaque émetteur à ondes courtes comporte cinq oscillateurs. Deux de ceux-ci sont des oscillateurs à quartz à haute stabilité, équipés d'un seul cristal, et dont la fréquence varie au plus de +/- 20 c/s. Deux autres sont des oscillateurs ayant chacun quatre quartz commutables, tandis que le dernier oscillateur couvre une gamme continue avec une stabilité moindre. Tous ces oscillateurs sont équipés de thermostats pour augmenter la stabilité.

        - Suivant la fréquence finale à obtenir, ces oscillateurs sont suivis de différents étages multiplicateurs de fréquence et amplificateurs. Vient ensuite un dispositif de commutation permettant de choisir l'oscillateur voulu. Pour augmenter le degré de sécurité, il existe de plus, en ce point, des liaisons entre les deux émetteurs qui permettent de faire travailler chacun d'eux avec l'un quelconque des oscillateurs de l'autre. Tous les oscillateurs peuvent ainsi tenir lieu de réserve.         

        - A la suite du système de commutation, l'énergie haute fréquence est dirigée, à travers des «suppresseurs» qui constituent une particularité de l'installation, soit vers l'émetteur principal, soit vers l'émetteur de réserve de faible puissance. Ces deux émetteurs peuvent ainsi être commandés par le même oscillateur. Le cas d'une coupure de réseau excepté, les émetteurs de réserve ne fonctionnent qu'en cas de panne des émetteurs principaux. On doit, le plus souvent, faire alors des essais sur l'émetteur en défaut et charger l'antenne fictive, tandis que l'émetteur de réserve transmet le programme. Même si les deux émetteurs sont soigneusement blindés, il peut se produire, lorsque les fréquences ne sont pas exactement les mêmes, de faibles interférences qui viennent brouiller le programme transmis.  Ce brouillage est prévenu à coup sûr par l'emploi des «suppresseurs». Ces derniers ne sont rien d'autre que des étages électroniques de couplage qui permettent d'ouvrir ou de fermer instantanément et indépendamment l'un de l'autre les canaux d'attaque des deux émetteurs. A chaque suppresseur correspond un suppresseur de réserve.                                                                     

-Après les suppresseurs viennent les étages amplificateurs proprement dits de l'émetteur. Les  étages à ondes moyennes sont relativement simples puisqu'ils sont prévus pour une gamme  d'ondes limitée, et pour travailler toujours sur la même fréquence. Pour les ondes courtes, par contre, l'appareillage est plus complexe puisqu'on doit pouvoir, en manúuvrant des boutons de commande, obtenir le plus rapidement possible une fréquence quelconque entre 5,9 et 27 Mc/s. Tous les étages à ondes moyennes sont du type asymétrique, tandis que les quatre derniers étages à ondes courtes sont en push-pull. L'étage final à ondes courtes présente un intérêt particulier. Nous y reviendrons un peu plus loin.

         - La puissance de sortie de chaque émetteur peut être absorbée par une antenne fictive qui est disposée dans un compartiment spécial de l'émetteur lui-même. On obtient ainsi, au cours de tous les essais pouvant être nécessaires, un minimum d'influence et de rayonnement sur les autres unités. L'antenne fictive peut être reliée par un commutateur soit à l'émetteur principal, soit à l'émetteur de réserve. On fait ainsi l'économie d'une antenne fictive spéciale pour ce dernier. Le commutateur de l'émetteur à ondes moyennes comporte un dispositif automatique qui sera décrit plus loin et qui fait que l'émetteur ne travaillant pas sur l'antenne réelle est toujours relié à l'antenne fictive. Il est aussi possible de faire les essais sur antenne fictive immédiatement après une commutation automatique.

L'exposé qui précède permet de comprendre sans autre explication les photographies des différents éléments des émetteurs. Les étages haute fréquence d'attaque sont tous équipés de tubes Brown Boveri à refroidissement par air, type ATL 10-3 (fig. Il). Le circuit oscillant de l'étage final à ondes moyennes est réalisé très clairement à l'avant de l'armoire, comme le montre la figure 12. Les boutons de commande, de l'accord, du couplage, etc., sont disposés dans un compartiment spécial derrière la porte de gauche. Leur manúuvre n'est pas nécessaire en service normal et ils sont ainsi protégés contre un déréglage involontaire. Le schéma et le choix des tubes de cet étage seront étudiés plus loin. Les étages haute fréquence à ondes courtes présentent, comme on l'a déjà dit, une complexité plus grande que ceux à ondes longues. La figure 13 représente ces étages montés sur des châssis verticaux, disposés côte à côte, et, de ce fait, parfaitement accessibles. L'étage final haute fréquence de l'émetteur à ondes courtes (fig. 14 et 15) sera étudié en détail plus loin. La figure 16 enfin donne une vue partielle du filtre d'harmoniques qui est connecté à la sortie de l'étage final pour atténuer à un niveau satisfaisant aux prescriptions tous les harmoniques de l'onde émise.

II. Particularités de l'installation

1. Uniformité des parties constituantes et du matériel utilisé.

a) Tube des étages de puissance

         - Il est désirable, pour des raisons d'interchangeabilité et pour faciliter la mise en réserve, d'utiliser un même type de tube pour les étages de puissance haute et basse fréquence des émetteurs de 100 kW à ondes courtes et de 200 kW à ondes moyennes. La triode Brown Boveri, à refroidissement par eau, type ATW 50-1 (fig. 17), dont la dissipation anodique maximum atteint 55 kW, a été adoptée. Elle s'adapte parfaitement aux exigences dès différentes des étages, sans être surchargée ou voir sa puissance mal utilisée. Le refroidissement par eau a été choisi parce qu'il permet une récupération plus facile de la puissance dissipée pour assurer le chauffage des locaux. Ce type de tube, travaillant en amplificateur, classe C, à modulation anodique, peut fournir une puissance porteuse de 70 kW jusqu'à 10 Mc/s. et de 58 kW jusqu'à 20 Mc/s. Le filament de ce tube a six sorties et peut être chauffé en courant alternatif monophasé, triphasé ou hexaphasé ainsi qu'en courant continu. Dans la présente installation, le chauffage se fait en alternatif, ce qui dispense de l'emploi de convertisseurs rotatifs coûteux et demandant une surveillance.

         - La figure 18 permet de se rendre compte de la répartition des tubes dans les différents étages. L'étage final HF. de l'émetteur de 100 kW comprend deux tubes montés en push-pull. L'utilisation de ces tubes est très bonne, puisque la garantie prévoit une puissance porteuse de 100 kW entre 5,9 et 22 Mc/s et de 80 kW entre 22 et 27 Mc/s. Ces puissances s'obtiennent avec une tension continue d'anode de II kV.

        - L'étage BF correspondant comporte lui aussi, comme il est de règle, deux tubes en push-pull. Il fournit une puissance d'environ 75 kW pour une modulation de 100%. Les tubes de cet étage sont évidemment assez peu chargés. La tension anodique est fournie' par le même redresseur qui alimente l'étage final haute fréquence. Elle est donc aussi de Il kV et cette valeur relativement faible contribue à augmenter la sécurité de service.

 

       - A 100% de modulation, l'émetteur délivre une puissance de sortie de 150 kW et le redresseur fournit alors un courant de 27 A (y compris l'alimentation des étages précédents), ce qui correspond à une puissance en courant redressé de 300 kW. Dans l'émetteur de 200 kW à ondes moyennes, l'étage haute fréquence final, s'il travaillait en push-pull, devrait comporter quatre tubes. Comme trois tubes suffisent à fournir la puissance demandée, on a préféré recourir à un montage asymétrique. Les trois tubes ATW 50-1 sont donc branchés en parallèle. Comme l'antenne et l'oscillateur sont tous deux asymétriques, l'emploi systématique d'un tel montage pour tous les étages se révèle très avantageux.

         - L'étage HF produit sa puissance porteuse de 200 kW avec une tension anodique de 12,5 kV. Le redresseur débite alors, y compris l'alimentation des étages précédents, un courant de 24 A, ce qui correspond à une puissance en courant redressé de 300 kW.

         - L'étage BF final de l' émetteur à ondes moyennes doit fournir une puissance d'environ 140 kW à 100% de modulation. alimenté sous cette puissance est obtenue avec deux tubes de même type, alimentés sous une tension anodique de 18 kV, et qui sont ainsi bien utilisés. Un redresseur séparé de 18 kV est pourtant nécessaire; à pleine modulation, ce redresseur fournit environ 13 A, soit une puissance maximum de 235 kW.

    - Ainsi, en prévoyant deux redresseurs anodiques, il est possible de produire et de moduler la puissance porteuse de 200 kW avec cinq tubes ATW 50-1 seulement. L'emploi de deux redresseurs séparés qui paraît constituer un inconvénient, se révèle, en fait, un avantage fondamental. La puissance unitaire des divers redresseurs est ainsi sensiblement la même et il s'ensuit qu'on peut les commuter. On crée, du même coup, les conditions permettant une réalisation rationnelle des redresseurs, et cela malgré les exigences de la commutation. L'emploi des mêmes jeux de tubes pour l'étage final (et aussi pour les étages précédents) fait que les modulateurs des émetteurs à ondes moyennes et à ondes courtes sont presque semblables (fig. 10). Ils ne diffèrent que par la tension d'anode de l'étage final et de l'étage d'attaque et par la valeur de quelques résistances.

        - Les tubes sont disposés de manière très semblable, à l'arrière de l'étage final haute fréquence de l'émetteur à ondes moyennes. A chaque tube correspond un interrupteur qui permet de déconnecter le tube en cas de défaut et de terminer l'émission en cours à puissance un peu réduite.

        - Il convient, à cette occasion, de mentionner encore une autre possibilité de service qui découle de la disposition décrite ci-dessus; il s'agit du fonctionnement de l'émetteur à ondes moyennes avec une puissance porteuse réduite à 120 kW, ce qui s'obtient en déconnectant l'un des trois tubes de sortie. Il suffit alors de diminuer un peu l'attaque du modulateur pour qu'il fournisse la puissance basse fréquence appropriée.

           - L'nstallation comporte des transformateurs de modulation de deux types différents, convenant l'un aux émetteurs de 100 kW, l'autre à ceux de 200 kW. Il est pourtant possible d'employer le premier de ces types de transformateurs pour moduler l'émetteur de 200 kW à ondes moyennes, à condition d'adapter les tensions anodiques, c'est-à-dire d'alimenter l'étage BF. avec la même tension que l'étage HF. Pour faire usage de cette possibilité, l'installation comprend des commutateurs qui permettent de passer rapidement du transformateur pour «200 kW» au transformateur pour « 100 kW» en réserve, tout en assurant en même temps l'alimentation par un seul redresseur. Les transformateurs de modulation sont prévus pour pouvoir travailler dans ces conditions avec les mêmes garanties de qualité. Cette commutation permet d'obtenir deux avantages importants. Il est possible, d'une part, en cas de panne totale d'un redresseur, d'assurer un service satisfaisant d'un émetteur à ondes moyennes avec une puissance légèrement réduite, tandis que les redresseurs de tous les autres émetteurs sont entièrement utilisés. D'autre part, il est permis de se dispenser d'un coûteux transformateur de réserve pour «200 kW». En cas d'avarie d'un tel transformateur, le service peut se poursuivre avec le transformateur de réserve pour « 1 00 kW», jusqu'à ce que la réparation soit faite.

        b) Redresseurs à haute tension

        - On a vu ci-dessus que l'alimentation anodique se faisait par six redresseurs de puissances sensiblement égales (deux par émetteur à ondes moyennes et un par émetteur à ondes courtes). Il est ainsi possible de réaliser économiquement des redresseurs d'un type unifié. Ceci permet d'obtenir la commuabilité exigée des redresseurs.

        - Tous les redresseurs sont construits exactement de la même manière. Ils travaillent en montage Graetz triphasé, avec des tubes Brown Boveri, type TQ 7. Ce type de tube permet d'obtenir des tensions redressées allant jusqu'à 20 kV en débitant 30 A. Il est désirable, pour augmenter la sécurité de service, de ne pas atteindre à la fois les maximums de tension et de courant. On a donc prévu partout une marge par rapport aux valeurs citées. Une grille de commande permet de régler la tension redressée de manière continue entre 0 et 100%. Cette commande par grille assure aussi, de la façon habituelle, l'extinction automatique des courts-circuits et le ré enclenchement tandis que la disposition des tubes et l'appareillage de commande restent exactement les 'mêmes, quelle que soit la tension, le transformateur comprend des prises dont le branchement diffère suivant l'emploi du redresseur.

        - Les six transformateurs des redresseurs sont identiques; leur puissance unitaire en service continu est de 300 kW. Chacun d'eux est muni de deux commutateurs à gradins, commandés à distance. Le commutateur du secondaire comporte trois échelons de réglage grossier correspondant à des tensions continues de 11, 2,5 et 18 kV. Le commutateur du primaire permet le réglage fin de la tension continue. Ce réglage est surtout avantageux pour la compensation de la chute de tension interne du redresseur. La commande par grille est en effet influencée parle courant redressé, de sorte que le déphasage des impulsions de commande de grille compense la chute de tension interne du redresseur. La tension redressée reste donc constante quelle que soit la charge. Ceci suppose cependant que la limite supérieure du domaine de tension dans lequel se fait cette compensation soit fixée, à l'aide du commutateur de réglage fin, un peu au-dessous de la tension pleine du redresseur à vide.

2. Commutation des redresseurs à haute tension

a) Généralités

        - L'expérience montre que dans une installation d'émetteurs de grande puissance, un pourcentage relativement élevé des pannes est dû aux redresseurs à haute tension. On a donc, pour parer à ce point faible, réalisé un système de commutation qui permet de connecter chacun des redresseurs à chacun des points à alimenter. Lorsque les émetteurs ne sont pas tous en service, il est possible, en cas de panne d'un redresseur, de passer sur un des redresseurs non utilisés. Lorsque tous les émetteurs fonctionnent à la fois. il peut être possible. dans certaines conditions. de réduire le risque de pannes par une répartition mieux appropriée des redresseurs. Ce risque est évidemment plus grand sur les redresseurs à 18 kV que sur les redresseurs à 11 ou 12.5 kV. Un redresseur peut présenter des allumages en retour à 18 kV et malgré cela fonctionner correctement à 1\ kV.

        - La possibilité, déjà mentionnée. de faire fonctionner l'émetteur à ondes moyennes avec une puissance porteuse réduite à 120 kW, permet une autre possibilité de réserve. Dans ce cas, un redresseur peut être mis hors service tandis que l'autre assure les deux alimentations anodiques de l'émetteur.

        b) Le système répartiteur de lignes

- La figure 19 donne le schéma unipolaire de la commutation. Schéma qui correspond à celui d'un répartiteur de lignes. Un sectionneur est prévu à chaque intersection des barres horizontales reliées aux redresseurs et des barres verticales allant aux alimentations des émetteurs (fig. 20). Les 2 X 6 barres de distribution fixées au plafond sont reliées aux redresseurs. Tout le système à haute tension est bipolaire, car on utilise aussi la demi tension obtenue à l'aide du point milieu des transformateurs pour alimenter les étages préliminaires des émetteurs.

On voit, contre la paroi, six groupes de cinq sectionneurs bipolaires au-dessous desquels partent les barres allant aux émetteurs. Le sixième sectionneur de chaque groupe est situé, avec un sectionneur auxiliaire, dans la cellule de filtrage correspondante. Des 720 possibilités de raccorder les six redresseurs aux points d'alimentation, une seule est considérée comme normale. C'est celle où sont fermés les sectionneurs situés sur la diagonale du schéma (soit les nos 11, 22, 33, 44, 55, 66 de la fig,19).

Dans ce cas, chaque redresseur est directement relié à la cellule de filtrage, située au-dessous. de l'émetteur correspondant. Par la manúuvre du sectionneur auxiliaire, l'ensemble est coupé du système de commutation, de sorte que les barres de distribution et les sectionneurs visibles sur la figure 20 sont sans tension.        

 - Le système de commutation des redresseurs peut être commandé à distance des pupitres des émetteurs; cette commande est pratiquement instantanée. Tous les sectionneurs sont en effet commandés par air comprimé, par l'intermédiaire de valves électropneumatiques. Ces valves sont commandées des pupitres par les leviers reliés aux commutateurs de répartition à 6 positions, visibles sur la figure 8. Chaque pupitre de commande des émetteurs à ondes courtes comporte un tel répartiteur, tandis qu'il en existe deux, correspondants aux deux redresseurs, sur chaque pupitre des émetteurs à ondes moyennes.

 

 

 

 

c) Le système de commande

         - Si la manúuvre des sectionneurs à partir des répartiteurs ne présente rien de particulier, le système de commande des redresseurs, par contre, ne manque pas d'intérêt. Les commandes suivantes sont nécessaires:

- mise en service et hors service du chauffage;

- enclenchement et déclenchement du disjoncteur primaire;

- réglage de la tension, montée ou baisse;

- coupure rapide par les grilles. Il faut environ 30 circuits par redresseur pour assurer ces commandes et les signalisations correspondantes. Les manúuvres à faire au pupitre doivent être exactement les mêmes quel que soit le redresseur en service. Pour cela, il faut que la commutation porte aussi sur les 30 circuits de commande qui doivent être reliés au jeu unique de boutons-poussoirs et de lampes de signalisation qui se trouve sur chaque pupitre. Cette commutation est assurée par des combinateurs qui sont actionnés par les répartiteurs.

         - Un système simple de sectionneurs présente un certain danger; il permet, par exemple, de relier un redresseur à plusieurs émetteurs à la fois, ou de brancher plusieurs redresseurs sur les mêmes barres d'alimentation. Il est donc intéressant d'examiner les mesures qui ont été adoptées pour rendre ces fausses manúuvres impossibles.

1. - Verrouillage des répartiteurs.

Un interrupteur de verrouillage, par lequel passent tous les circuits de commande, est disposé immédiatement devant le levier du répartiteur, sur le pupitre (voir fig. 8). Il existe entre ces deux organes une liaison mécanique telle que l'enclenchement du premier produit le blocage du second. Il faut donc ouvrir l'interrupteur de verrouillage avant de pouvoir manúuvrer le répartiteur. Cette manúuvre ne saurait ainsi provoquer de commande intempestive. Un blocage électromagnétique de l'interrupteur de verrouillage empêche de se brancher sur le redresseur déjà utilisé par un émetteur. A chaque position du répartiteur correspond une petite lampe de signalisation qui indique si le redresseur en question est déjà en service sur un autre émetteur ou s'il est encore disponible.

         - La commutation sur un autre redresseur à haute tension pendant la marche d'un émetteur se déroule de la manière suivante. En cas de panne, l'interrupteur de verrouillage est mis sur la position O. Le répartiteur est amené sur la position d'un redresseur dont la lampe de signalisation est éteinte. L'interrupteur de verrouillage est alors enclenché et les lampes du redresseur intéressé s'allument sur tous les répartiteurs. Le chauffage du redresseur est mis en service à l'aide du bouton-poussoir correspondant. La tension d'anode est appliquée à l'aide du bouton- poussoir d'anode et il suffit ensuite de régler cette tension en lisant le voltmètre à haute tension. Le processus de commutation peut se dérouler en quelques secondes seulement si l'on se branche sur un redresseur déjà chaud.

         - C'est la position de l'interrupteur de verrouillage qui détermine l'occupation d'un redresseur. Il faut donc à l'arrêt d'un émetteur, ramener cet interrupteur à zéro, pour que le redresseur correspondant puisse, en cas de besoin, être utilisé pour les autres émetteurs. Cette manúuvre provoque l'extinction des lampes de signalisation du dit redresseur sur tous les répartiteurs et l'ouverture des sectionneurs.

2- Verrouillage du disjoncteur primaire.

La liaison électropneumatique entre les répartiteurs et les sectionneurs peut ne pas fonctionner, par exemple lorsque l'air comprimé vient à manquer. Il n'est donc pas absolument certain que la position des sectionneurs corresponde à celle commandée par le répartiteur. Afin qu'un redresseur ne puisse être mis en service que si le sectionneur est dans la position voulue, ce dernier comporte un contact auxiliaire qui est inséré dans le circuit de verrouillage du disjoncteur primaire. Ce circuit comprend également des contacts auxiliaires montés sur le commutateur à gradins du transformateur du redresseur, et l'enclenchement n'est possible que lorsque la position des prises correspond à la tension d'alimentation prévue.

3. - Système de déclenchement.

Les sectionneurs peuvent être commandés à la main par des perches si l'air comprimé vient à manquer. Un circuit de verrouillage indépendant du premier a été prévu de manière qu'en cas de fausse manúuvre d'un sectionneur, tous les redresseurs du circuit intéressé soient mis hors service avant que les couteaux du sectionneur se ferment.

Ce verrouillage fonctionne uniquement à l'aide du contact auxiliaire des sectionneurs. On réalise facilement ce système à exclusion totale, au moyen de six tensions de verrouillage prises sur le réseau triphasé, déphasées de 60° les unes par rapport aux autres et correspondant chacune à un redresseur. Une fausse manúuvre entraîne la fermeture d'une liaison entre deux circuits de ces tensions et provoque le fonctionnement du relais de déclenchement du disjoncteur primaire. Un système relativement simple fait que les circuits de liaison sont sans effet lorsque plusieurs redresseurs sont branchés sur un même émetteur ou inversement lorsque plusieurs émetteurs sont alimentés par le même redresseur.

d) La commande des commutateurs à gradins

         - La position du commutateur à gradins inséré dans le circuit secondaire du transformateur dépend, comme on l'a vu, de celle du sectionneur. Comme chaque alimentation demande une tension déterminée, il existe un asservissement entre les positions du commutateur et des sectionneurs. Ce sont des contacts auxiliaires de ces derniers qui commandent automatiquement la position exacte des commutateurs.

         - Le réglage fin de la tension est commandé du pupitre au moyen d'un commutateur à six positions, visible sur la figure 8 (tout en bas, au-dessous du répartiteur). Les circuits de ce commutateur passent aussi par le combinateur de commutation et sont donc connectés automatiquement au redresseur choisi par le répartiteur du pupitre.

 e) Fonctionnement à 120 kW de ['émetteur à ondes moyennes

         - La possibilité, déjà mentionnée, du fonctionnement à 120 kW de l'émetteur à ondes moyennes a exigé une certaine extension du système de commutation. Il faut exceptionnellement, dans ce cas, qu'un redresseur puisse alimenter deux points de l'émetteur, c'est-à-dire qu'il soit possible de placer les deux répartiteurs du pupitre sur le même numéro de redresseur. Le système de verrouillage est prévu pour tenir compte de ce cas parti- culier dans lequel le blocage électromécanique des interrupteurs de verrouillage ne doit pas se produire sans toutefois diminuer la sécurité contre les fausses manúuvres.

3. Commutation automatique sur l'émetteur de réserve

        - Un émetteur de réserve, de faible puissance, correspond à chaque émetteur principal. Il assure le service en cas de panne de ce dernier ou lorsqu'une coupure du réseau rend nécessaire l'alimentation par les groupes électrogènes.

        - Pour réduire le plus aux assure le service en cas de panne de ce dernier ou lorsqu'une coupure du réseau rend nécessaire l'alimentation par les groupes électrogènes. Pour réduire le plus possible la durée de l'interruption, un dispositif de commutation Les dérangements les plus fréquents des émetteurs de grande puissance sont dus à des amorçages d'arc dans les étages de sortie ou les circuits d'antenne. Ces arcs sont en général éliminés en moins d'une seconde par un blocage momentané des redresseurs à haute automatique a été prévu, qui assure le passage d'un émetteur à l'autre en moins de deux secondes. Cette faible durée ne peut bien entendu être obtenue que lorsque l'émetteur de réserve est préchauffé.

        - Le commutateur automatique est commandé par un relais qui est relié au moniteur d'antenne et surveille donc la sortie haute fréquence. Si celle-ci vient à manquer, la tension d'anode de l'émetteur de réserve s'établit immédiatement, tandis que l'excitation HF est encore bloquée par l'étage suppresseur dans les petits étages HF.

         -Les dérangements les plus fréquents des émetteurs de grande puissance sont dus à des amorçages d'arc dans les étages de sortie ou les circuits d'antenne. Ces arcs sont en général éliminés en moins d'une seconde par un blocage momentané des redresseurs à haute tension avec grille de commande. Après un tel défaut, l'émetteur peut d'ordinaire reprendre son service normal, en sorte qu'il n'est pas nécessaire de passer sur l'émetteur de réserve. C'est pourquoi cette commutation ne se produit que si le défaut dure plus d'une seconde et un relais retardé supprime la tension anodique de l'émetteur de réserve au bout de 10 s si tout est rentré dans l'ordre.

        -Mais la commutation sur l'émetteur de réserve se produit si la durée du défaut dépasse 1 s, ou encore si un second dérangement survient. Après 1,5 s, un sectionneur haute fréquence, à commande pneumatique, relie le départ du feeder à l'émetteur de réserve. Cette commutation se fait naturellement sans tension, pour éviter les arcs haute fréquence. L'étage suppresseur de l'émetteur principal bloque l'excitation HF. avant que le sectionneur ne s'ouvre et l'étage suppresseur de l'émetteur de réserve n'est débloqué qu'après la fermeture de ce même sectionneur.

        - Un verrouillage approprié fait que le système de commutation est insensible aux enclenchements et déclenchements de l'émetteur principal, qui sont commandés volontairement du pupitre; il ne réagit qu'aux défauts survenant au cours du service normal.

4. Le système d'accord de l'émetteur à ondes courtes dans la gamme continue de 5,9 à 27 Mc/s

a) Généralités

        - On a exigé que l'émetteur de 100 kW à ondes courtes puisse, sans qu'il soit nécessaire de changer aucun de ses éléments, être réglé sur une fréquence quelconque entre 5,9 et 27 Mc/s. Cette condition ne crée pas de difficulté spéciale pour les petits étages HF. où cette gamme peut être couverte sans trou à raide des moyens habituels tels que bobines à prises et condensateurs variables. Le problème devient notablement plus difficile lorsque la puissance des étages augmente, et, en particulier, pour l'étage final. Les dimensions des éléments sont alors telles que les capacités et les inductances parasites de- viennent très gênantes. C'est pourquoi jusqu'ici on réalisait en général des circuits oscillants particuliers pour chaque fréquence de travail désirée; pour changer d'onde il fallait donc changer le circuit oscillant de l'étage final.

        - Le système utilisé à Wavre-Overijse permet, malgré sa grande simplicité, de couvrir toute la gamme sans avoir à changer aucun élément. Le principe du système est donné par la figure 23, tandis que les figures 14 et 15 montrent sa réalisation. Il est basé sur l'emploi de différents condensateurs et inductances réglables de façon continue. Les inductances sont préréglées approximative- ment, sans tension, sur la valeur correspondant à la fréquence de travail, tandis que le réglage fin se fait avec des condensateurs variables.

b) Disposition des tubes

        - Les deux triodes Brown Boveri ATW 50-1 forment le centre du système. Ces tubes conviennent particulièrement bien pour le service à ondes courtes. Les traversées de cathode sont soudées dans une coupelle de verre. Les connexions sont ainsi très courtes et l'inductance gênante de la cathode tombe à une faible valeur. Pour réduire l'inductance de la grille au minimum, la sortie de cette électrode se fait par un cône aboutissant à un anneau massif soudé au verre. Refroidi par air, cet anneau peut facilement supporter le courant capacitif de grille qui, pour la fréquence de 27 Mc/s, atteint environ 100 A.

         - Les faibles inductances internes des tubes sont compensées par une disposition appropriée du pont de neutralisation. Cette neutralisation reste ainsi presque complète~ ment indépendante de la fréquence jusqu'aux ondes les plus courtes. Une portion de la surface latérale de l'enveloppe du tube constitue une des armatures du condensateur de neutralisation; cette disposition a permis de tirer parti d'une part, au moins, de la capacité parasite d'anode.

c) Circuit d'anode

         - Comme on peut le voir sur la figure 23, le système comprend deux lignes de Lecher Ll et L2 constituées par des tubes parallèles recourbés en forme d'arcs de circonférence. Ces lignes sont raccordées aux anodes, L2 directe- ment, et Ll à travers les condensateurs variables Cl' et 'Cl". Ll est formée par des tubes de gros diamètre, assez rapprochés, et L2 par des tubes minces plus écartés. Ainsi Lv qui présente une faible inductance par unité de longueur, convient aux fréquences élevées, tandis que l'inductance linéique plus élevée de L2 s'adapte aux fréquences basses. Le réglage grossier se fait, pour chaque ligne, en déplaçant un pont de court-circuit.

        - Les courants dans le circuit pouvant prendre des valeurs très élevées, atteignant jusqu'à 200 A, on a réalisé le système de telle sorte qu'il ne soit jamais nécessaire de manúuvrer les ponts de court-circuit en charge. Ces ponts sont mis en position pour le réglage grossier. On ne peut envisager d'exécuter le réglage fin, pour les fréquences élevées, par un condensateur mis en parallèle entre les anodes, étant donné que les capacités propres des tubes et de la neutralisation sont déjà plus que suffisantes. L'augmentation des courants oscillants et la diminution des inductances produiraient en effet des difficultés notables. Ce réglage se fait au moyen des condensateurs Cl' et Cl" branchés en série avec Ll. L'effet de ces condensateurs est équivalent à celui d'une réduction de la longueur de 4, en sorte que, vu des tubes, l'accord se fait indirectement par variation d'inductance. 1\ existe alors deux circuits en parallèle, à savoir le circuit fixe avec L2 et le circuit réglable avec Cl et 4. Comme l'inductance 4 est faible, et de plus, partiellement compensée par CI, l'impédance totale du circuit 4Ll est notable- ment plus faible que celle de L2; c'est donc le premier qui peut être nommé circuit principal. Aux fréquences élevées, le pont de court~circuit de LI est situé à proximité des triodes; pour les fréquences plus basses, on le déplace de plus en plus vers l'autre extrémité. Le pont de L2 est soumis à peu près aux mêmes déplacements.

        - Pour 15 Mc/s, le pont de LI est ramené à l'extrémité de la ligne proche des condensateurs 4' et 4" qui sont ainsi directement réunis et servent de condensateurs d'accord en parallèle, tandis que l'inductance 4 est éliminée. On peut- maintenant ramener le pont de 4 vers les anodes pour obtenir une nouvelle gamme d'accord partant de 15 Mc/s. Seule l'inductance L2 est alors en jeu dans le circuit oscillant. En déplaçant le pont de L2' on peut varier la fréquence jusqu'à environ 8,5 Mc/s.

        - Pour étendre la gamme de réglage jusqu'à 5,9 Mc/s, on connecte à ce moment-là, entre les anodes, au moyen des interrupteurs SI, la capacité fixe C2 constituée par des condensateurs à vide. Cette dernière gamme est de nouveau couverte entièrement par le déplacement du pont de LI.

        - La réalisation des condensateurs variables CI et Cn est intéressante. L'anode de chaque tube est entourée d'un cylindre relié électriquement à la chemise de refroidissement. Ce cylindre forme l'armature fixe du condensateur. L'armature mobile, qui lui fait face, est aussi une portion de surface cylindrique. De cette manière, les capacités parasites des tubes sont transformées en capacités utiles et la capacité résultante du système réduite à un minimum.

         - Les ponts de court-circuit des deux lignes parallèles peuvent se déplacer très facilement après avoir desserré les ressorts de contact qui pincent le tube. Ils sont équilibrés par des contrepoids et tournent autour d'un axe situé au centre des lignes. L'accord grossier se fait d'après des courbes d'étalonnage, en déplaçant les ponts à la main. Cette opération se fait sans tension. Lorsque la position désirée est atteinte, on relâche le levier de déblocage, les ressorts viennent alors presser fortement les contacts contre le tube refroidi par eau et la résistance offerte au passage des 200 A du courant haute fréquence est très faible.

d) Raccordement au feeder

         - Le raccordement au feeder se fait au moyen de deux bobines à contact glissant, Lk' et Lk", disposées symétriquement et constituant un diviseur de tension inductif. Vis-à-vis d'un couplage par induction mutuelle, ce système présente l'avantage de ne pas exiger d'organes d'accord dont le réglage retarderait le changement d'onde. Il permet d'obtenir un réglage de l'énergie transmise plus étendu qu'au moyen d'une bobine mobile, dont la course est limitée à cause des distances à observer pour la haute tension. Il est nécessaire, en effet, de disposer d'une marge de réglage suffisante, car l'impédance du feeder peut différer fortement de sa valeur théorique, suivant l'antenne, la fréquence, et surtout les conditions météorologiques.

         - Sur chacune des bobines refroidies par eau, le bras de contact peut être déplacé autour d'un arbre central. Le contact glissant comporte des galets qui assurent le guidage du mouvement. L'arbre tubulaire rotatif qui entraîne les contacts se continue par le tube fixe intérieur du feeder coaxial de départ. On a donc une liaison immédiate et sans réflexion entre le contact et la ligne de sortie à 300 Q d'impédance caractéristique, et on évite les bouts morts. Les condensateurs Ck, qui bloquent la tension continue d'anode, sont montés directement en série avec les tubes de la ligne.

        - Il est très avantageux, pour les manúuvres de changement d'onde, que l'accord ne soit que peu affecté par le couplage de la charge, de sorte que les variations de charge ne demandent qu'un faible réaccord. A cet effet, la bobine à contact possède des prises fixes qui sont changées par le commutateur 52, pour chaque gamme partielle. Chaque portion de bobine est choisie de façon à n'avoir que le minimum possible d'influence sur l'accord.

        - Le feeder de départ présente, comme déjà dit, une impédance caractéristique de 300 ohms, donc inférieure à la valeur usuelle pour un feeder d'antenne. Le choix de cette valeur est motivé par la présence, entre l'émetteur et le feeder d'antenne, d'un dispositif de commutation, qui, réalisé pour 300 ohms, présente un encombrement plus faible et des propriétés plus avantageuses. Le passage de 300 à 600 ohms s'obtient au moyen d'une ligne exponentielle placée à la sortie du bâtiment. Cette ligne sera décrite plus en détail dans le chapitre suivant. La haute tension modulée est amenée, à travers une bobine d'arrêt, à l'extrémité des bobines à contact du circuit d'anode.

e) Circuit du refroidissement à eau

         - Toutes les parties importantes du circuit d'anode sont parcourues par l'eau de refroidissement des triodes. L'eau venant des serpentins isolants traverse la bobine Lk, passe par la chemise de refroidissement de l'anode, puis dans la ligne L2. La sortie de L2 est raccordée par un tube isolant à la ligne 4 qui contient un tube intérieur mince coaxial au tube extérieur. L'eau passe d'abord entre les tubes, jusqu'au raccord du condensateur, puis revient par le tube intérieur, et de là, à travers un second serpentin isolant, rejoint la tuyauterie de retour.

5. Commutation des antennes à ondes courtes

a) Généralités

        - Les centres émetteurs modernes à ondes courtes comportent toujours un grand nombre d'antennes directives. Les programmes sont émis sur diverses longueurs d'onde et dans diverses directions suivant un horaire. Il est donc nécessaire de pouvoir raccorder chaque émetteur à l'antenne choisie. Mais on constate que la commutation entre les lignes venant des émetteurs et les feeders d'antenne n'est pas facile à réaliser, car il est nécessaire pour éviter les pertes d'énergie et les amorçages, qu'elle se fasse sans réflexion et en conservant l'impédance caractéristique constante. De plus, quelle que soit la position des organes de commutation, aucun bout mort ne doit rester connecté aux feeders. Jusqu'ici, on avait le plus souvent résolu le problème en répartissant sur le terrain, à proximité des antennes, divers commutateurs qui devaient être manúuvrés à la main et sur place. Cette solution ne facilite évidemment pas le service.         - Au nouveau centre de l'I.N.R., un émetteur quel- conque peut être relié à n'importe quelle antenne; de plus, tout le système de commutation se trouve dans la salle des émetteurs et se distingue par la disposition claire de ses éléments et par sa grande sécurité de service.

b) Le système de commutation des antennes

        - La disposition fondamentale du système de commutation est représentée par la figure 24. Comme celui des redresseurs, il est réalisé suivant le principe des répartiteurs de ligne. Il est situé sur la galerie se trouvant à l'extrémité de la salle des émetteurs et est bien visible de toute cette salle (fig. 25). Il comprend quatre lignes horizontales venant des émetteurs (2 émetteurs principaux et 2 émetteurs de réserve). La figure 26 montre le système avec, à gauche, les quatre lignes superposées. Les feeders d'antennes verticaux, qui sont pour l'instant au nombre de huit, sont disposés à droite sur la paroi opposée.

         - Contrairement au répartiteur des redresseurs, on ne peut ici se contenter d'un seul sectionneur par point de croisement. Il faut disposer chaque fois de deux sectionneurs doubles pour pouvoir déconnecter les bouts morts. La disposition d'un groupe de sectionneurs de commutation est bien visible sur la figure 27. L'essentiel, c'est le contact même, qui doit être assez robuste pour que la transmission de la puissance de 100 kW ne produise pas d'échauffement, tout en restant assez petit pour ne pas modifier l'impédance caractéristique du feeder. Ses dimensions extérieures ne doivent donc pas dépasser notablement le diamètre du feeder cette raison que le commutateur na pu être réalisé pour l'impédance de 600 ohms d'un feeder normal, mais pour 300 ohms. Comme on le voit sur la figure 26, les plans des lignes des émetteurs et des feeders d'antennes sont distants d'environ 2 m. Il n'y a donc pas lieu de craindre une influence mutuelle. Les sectionneurs sont inclinés à 45°, ce qui amène un passage progressif sur la liaison entre les deux plans dont les conducteurs sont torsadés de manière que la transition de la direction horizontale à la direction verticale s'opère sans réflexion. On empêche les Influences mutuelles des feeders horizontaux, qui sont assez rapprochés, en les séparant par une grille formant écran.

Comme on l'a déjà vu, toute l'installation intérieure des feeders est réalisée pour une impédance caractéristique de 300 ohms. Les sorties des émetteurs sont donc prévues pour 300 ohms. Les feeders d'antenne, par contre, tant pour assurer l'adaptation à l'antenne que pour des raisons d'économie, présentent une impédance de 600 ohms. Une transformation de 300 à 600 ohms est donc nécessaire. On la réalise, le plus simplement et économiquement au moyen d'un feeder exponentiel situé à la sortie du bâtiment (fig. 28). Chaque conducteur de ce feeder est constitué par deux fils dont la distance diminue progressivement et qui assurent ainsi le passage graduel de 300 à 600 ohms. On sait que ces feeders exponentiels sont utilisables sans adaptation pour les différentes fréquences. Il suffit que leur longueur totale soit supérieure à une certaine fraction de la longueur d'onde la plus grande à transmettre, pour qu'il n'y ait pas d'erreur d'adaptation appréciable. Comme tous les feeders présentent une longueur beaucoup plus grande que la valeur minimum requise, l'installation des feeders exponentiels n'offre pas de difficulté.

       - Mentionnons encore quelques particularités du système de commutation des feeders. On remarque, sur le schéma de la figure 24, que deux des lignes des émetteurs viennent de droite et les deux autres de gauche. Cette disposition correspond à la réalité et les sectionneurs sont orientés eux aussi vers la droite ou vers la gauche. Le premier échelon de commutation, à droite comme à gauche, assure le passage de l'émetteur principal à l'émetteur de réserve, en cas de panne du premier. L'émetteur de réserve est alors branché sur la ligne de l'émetteur principal. Afin que cet émetteur puisse aussi être utilisé seul pour des émissions, il est normalement relié à sa propre ligne de départ.

         - Une autre particularité réside dans la commutation de la sixième section. Celle-ci est reliée aux sections 1 et 2, ce qui permet d'alimenter en parallèle les antennes correspondantes. Du fait de cette mise en parallèle, l'impédance du point d'alimentation tombe à 150 ohms. Une transformation d'impédance de 300 à 150 ohms est alors indispensable; elle s'obtient simplement à l'aide d'une batterie de condensateurs et il est alors possible d'émettre simultanément le même programme, à demi puissance, dans deux directions différentes.

c) Commande et signalisation

        - Tous les sectionneurs sont à commande électropneumatique, comme ceux du système de commutation des redresseurs, et peuvent être commandés à distance, du pupitre double des émetteurs à ondes courtes. La figure 8 permet de voir, monté sur ce pupitre, au centre, le panneau, surélevé réservé aux manúuvres de commutation. Ce panneau porte un schéma et les interrupteurs de commande sont disposés aux points du schéma correspondant aux emplacements des sectionneurs commandés. Cette représentation est complétée par des lampes de signalisation et des flèches lumineuses indiquant la position des sectionneurs. De plus, des inscriptions lumineuses apparaissant sur le pupitre et sur la galerie du système de commutation permettent un contrôle des liaisons réalisées. Les inverseurs situés à gauche et à droite et assurant le passage sur les émetteurs de réserve travaillent de façon un peu différente. Ils peuvent en effet être commandés à partir du panneau, mais font également partie du système de commutation automatique. C'est pourquoi cette commande s'effectue au moyen de boutons-poussoirs doubles au lieu d'interrupteurs à levier dont la position pourrait ne pas correspondre à celle de l'inverseur. La position de ce dernier est indiquée clairement par la flèche lumineuse correspondante.

         - Attirons encore l'attention sur le fait que les inverseurs sont munis de contacts de verrouillage tels que leur ouverture ou leur fermeture s'effectue toujours sans tension à haute fréquence. On évite ainsi tout arc pouvant détériorer les contacts.

6. Récupération des pertes pour la climatisation

a) Principe

- Les pertes de l'ensemble des émetteurs fonctionnant à pleine charge représentes une puissance de 600 kW; si l'un ou l'autre des émetteurs débitent sur l'antenne fictive, cette puissance augmente encore. En été, ces pertes sont évacuées de la manière habituelle, par ventilation pour les étages préliminaires et par circulation d'eau pour les étages de sortie.

        - En hiver, le chauffage des bâtiments nécessite une puissance notable. Il est donc avantageux, au point de vue économique, d'utiliser cette chaleur pour chauffer les bâtiments. C'est pourquoi l'installation comporte un système de climatisation qui assure le chauffage de la salle des émetteurs et de tous les autres locaux importants. Ce système est complété par une installation de chauffage central qui sert de réserve et chauffe les locaux moins importants.

        - L'air chaud provenant des petits étages et, en particulier, des étages d'attaque de chacun des émetteurs est rassemblé dans un canal d'aspiration et propulsé par un ventilateur. En été, cet air est évacué par une grande cheminée, tandis qu'en hiver, il vient se mélanger à l'air de chauffage de la salle des émetteurs.

        - La plus grande partie des pertes se produit dans les étages refroidis par eau. L'eau chaude sortant des émetteurs passe dans un collecteur puis, suivant la saison, elle est refroidie dans des réfrigérants ou dans le système de climatisation, pour être renvoyée ensuite aux émetteurs. L'installation comporte huit réfrigérants à air pour le service d'été. Ces réfrigérants ne sont pas répartis par émetteur, mais constituent un système centralisé. Normalement cinq à six réfrigérants suffisent, même par les plus chaudes journées d'été, tant que les antennes fictives sont inutilisées. En cas de défaut à l'un d'eux, il y a donc toujours une réserve.

        - Deux des huit réfrigérants sont équipés de ventilateurs renforcés. Ils peuvent ainsi refouler l'air chaud par une canalisation dans les divers locaux de la station. Le débit se règle suivant les besoins à l'aide d'une série de jalousies.

        - La chaleur produite varie considérablement suivant le nombre d'émetteurs en service, tandis que la quantité de calories nécessaire pour le chauffage du bâtiment est pratiquement constante. On a tenu compte de ce fait en prévoyant deux réservoirs d'eau chaude de 40 m³ chacun qui servent d'accumulateurs de chaleur. L'eau chaude produite en trop pendant les périodes de pleine charge reste alors disponible pour les autres périodes. La combinaison des installations de refroidissement des émetteurs et de climatisation s'est avérée rationnelle et très avantageuse. Les figures 29 à 31 illustrent la réalisation du système.

b) Le système de refroidissement de l'eau.

         - On voit, sur le schéma de la figure 29, que le point de départ des circuits de refroidissement est constitué par les deux réservoirs al et a2' De là, l'eau est envoyée aux différents émetteurs CI à C4 et aux antennes fictives dl à d4 par les pompes bl à b8. L'eau chaude arrive ensuite dans le collecteur e puis est refoulée par les pompes fI à f8 dans les réfrigérants gI à g8 pour revenir, après refroidissement, à son point de départ par la canalisation principale h.

        - Les groupes de refroidissement gI et g2 sont en liaison avec l'installation de climatisation. Leur débit d'eau est réglable par des vannes suivant les besoins de chaleur. Par contre, les groupes g3 à g8 n'ont pas de dispositif de réglage. Le refroidissement est simplement ajusté par échelons, en mettant en service un nombre plus ou moins grand de réfrigérants. On voit donc que le débit total d'eau dans les réfrigérants n'est habituellement pas le même que dans l'ensemble des émetteurs et antennes fictives. La différence passe en été par les- canalisations de dérivation i1 ou i2, tandis qu'en hiver elle passe dans les accumulateurs de chaleur k1 et K2.

        - Le processus de réglage du chauffage présuppose, pour assurer l'indépendance des divers éléments du circuit, que certaines températures soient maintenues constantes.

Ainsi la température de l'eau est maintenue constante à 55°C ou plus dans la canalisation de retour h.

         

         - Pour une température à l'entrée constante, l'eau sortant d'un émetteur est plus ou moins chaude, suivant que celui-ci travaille à pleine charge, ou que, par exemple, seuls les circuits de chauffage sont en service. Afin que cette eau arrive à une température minimum de 55 °C, chaque émetteur comporte une conduite de dérivation l1 à l4, dans laquelle le débit est réglé par une vanne ml à m4 commandée par thermostat. Ce dispositif n'est pas nécessaire pour les antennes fictives d1 à d4 qui possèdent déjà un réglage automatique de température et dont l'eau de refroidissement sort toujours à plus de 55°C.

        - L'eau arrive donc toujours aux réfrigérants à une température un peu supérieure à 55 °C. Ces réfrigérants sont établis pour que, même par les jours les plus chauds, l'eau en sorte à une température toujours inférieure à 45°C. Si donc le nombre des réfrigérants en service est tel que leur débit corresponde exactement à celui des émetteurs, l'eau sort à une température de moins de 45°C. S'il est plus faible, il s'établit un courant de compensation, par exemple à travers les conduites i, lorsque les réservoirs d'accumulation k ne sont pas en circuit. L'eau non refroidie passant par ces conduites se mélange alors à l'eau sortant des réfrigérants et l'on peut choisir le nombre de réfrigérants de manière que la température du mélange s'établisse à la valeur désirée de 45°C. Des thermostats montés dans les conduites ramenant l'eau aux réservoirs al et a2 surveillent la température de l'eau et règlent automatiquement le nombre des réfrigérants en service. Le réglage du refroidissement n'étant pas continu mais s'effectuant par échelons, la température n'atteint jamais exactement 45°c. Mais le volume d'eau contenu dans les réservoirs al et a2 est suffisant pour que leur température se maintienne assez exactement à 45°C.

        - On voit donc que, lorsque les deux réfrigérants gl et g2 reliés au système de climatisation, sont commandés suivant un programme déterminé, le nombre des autres réfrigérants en service s'adapte aux exigences. Ce dernier nombre varie en fonction inverse de la quantité de chaleur devant être fournie par les réfrigérants gl et- g2' Ce système fonctionne tant que le débit de gl et g2 ne dépasse pas celui des émetteurs. Dès que cette limite est atteinte, le complément de chaleur est alors emprunté aux accumulateurs k.

         - Examinons ce qui se passe lorsque, au départ, les accumulateurs de chaleur k1 et k2 sont remplis d'eau froide. Au moment où les émetteurs sont mis en marche, l'eau chaude est envoyée dans ces accumulateurs et en chasse l'eau froide vers les réservoirs a (les dérivations i1 et i2 sont fermées). La température de cette eau étant plus faible que 45 °C, les thermostats n'ont pas à intervenir. Toute l'eau chaude des émetteurs arrive aux accumulateurs. Si tous les émetteurs et toutes les antennes fictives sont mis en service, le débit augmente, mais comme l'eau faisant retour au réservoir n'a pas encore 45 °C, les réfrigérants ne sont pas mis en circuit. Dans les accumulateurs il se forme une couche d'eau chaude au-dessus de l'eau froide, jusqu'au moment où toute l'eau froide étant évacuée, c'est l'eau chaude qui commence à couler. Le thermostat à l'entrée du réservoir a est alors soumis à une température plus élevée et, comme on l'a exposé ci-dessus, des réfrigérants en nombre plus ou moins grand sont automatiquement mis en circuit de façon à maintenir la température constante à 45°C. Les réfrigérants n'interviennent donc qu'à partir du moment où les accumulateurs sont pleins d'eau chaude.

         - Si, par la suite, la quantité de chaleur nécessaire pour l'installation de climatisation est supérieure à celle que fournissent les émetteurs, le sens de circulation de l'eau dans les accumulateurs se renverse et l'eau chaude ainsi récupérée vient s'ajouter dans les réfrigérants g1 et g2 à celle venant des émetteurs. L'eau refroidie par les réfrigérants entre alors à la partie inférieure des accumulateurs dans lesquels il existe donc toujours, entre l'eau froide et l'eau chaude, une surface limite située plus ou moins haut.

        - Les divers circuits sont branchés en parallèle entre les canalisations principales e et h, ce qui leur assure une complète indépendance relative de fonctionnement, sans pour cela compliquer beaucoup le système de réglage automatique. Signalons qu'il existe encore un échangeur de chaleur n (eau-eau), permettant de transmettre de la chaleur à l'installation de chauffage central. Cette dernière peut donc aussi recevoir une partie de la chaleur produite par les émetteurs. Les robinets à trois voies Ol etO2 permettent d'inverser le sens de passage de l'eau dans le réfrigérant g1 qui peut ainsi être employé en été pour refroidir l'air entrant dans la salle des émetteurs. On ferme alors le robinet p, pour isoler du circuit des émetteurs la partie droite du schéma. On établit une circulation par l'échangeur de chaleur n qui peut recevoir de l'eau froide du réseau public de distribution. Propulsée par la pompe f9, l'eau refroidie dans l'échangeur passe par le robinet o1 la pompe f1 et le réfrigérant g1. Ce dernier est alors en mesure de refroidir l'air entrant. L'eau réchauffée sort par le robinet 02 et est refoulée par la pompe f9 dans l'échangeur de chaleur. Les débits des deux pompes f1 et f9 étant les mêmes, l'accumulateur k ne joue dans ce cas aucun rôle.

         - L'accumulateur peut pourtant être additionnellement employé, lorsque le débit d'eau disponible ne suffit pas à assurer le refroidissement de l'échangeur n. Dans ce cas, on refroidit l'eau de l'accumulateur au moyen de l'air froid de la nuit circulant dans le réfrigérant g1. L'air chaud sortant de ce radiateur est évacué à l'extérieur. On peut alors pendant la journée utiliser cette eau froide pour rafraîchir un peu l'air traversant le réfrigérant g1. Bien que le refroidissement produit ne soit pas très grand, on obtient pourtant, sans grand appareillage supplémentaire, une certaine baisse de la température de la salle d'émission.

                                                   

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                                                                                    Vue aérienne des antennes

 

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